Accident de Plongée

24 fév, 2014

Conduite à tenir en cas d’accident de plongée

1- Recommandations

(plus d’info : voir la Conférence de consensus de Marseille, 1996 : 2_eme_consensus_1996):

-  la définition de la gravité d’un accident de la plongée sous-marine autonome de loisir ne peut se faire qu’après avis spécialisé.

-  les accidents de désaturation comme les barotraumatismes pulmonaires sont des urgences médicales vraies qui doivent toujours bénéficier d’un délai de prise en charge thérapeutique spécialisée le plus court possible et être orientées d’emblée du site de l’accident vers le service spécialisé receveur le plus proche défini comme étant l’ensemble = chambre hyperbare – équipe médicale et paramédicale entraînée.

Il ne faut pas pratiquer de recompression thérapeutique par réimmersion.

 

2 – Conduite à tenir préhospitalière

2.1 – Secourir :

Sortie d’eau et mise à l’abri (froid, vent, chocs) de la victime

  • • L’accidenté doit être encouragé à boire sauf dans trois circonstances :

o accidenté peu coopératif, voire inconscient, ou dont les réflexes oropharyngés sont compromis (risque d’inhalation pulmonaire, notamment en cas de dyspnée)
o nausées et/ou vomissements
o suspicion de lésion du tube digestif
L’eau est préférable. La boisson prise ne doit pas contenir de sucre mais peut contenir du sel (eau minérale) ; la recommandation habituelle est de prendre  1 litre d’eau plate sur la première heure (en fractionnant les prises).

En cas de décision de réhydratation parentérale, le sérum physiologique (NaCl 9%o) est à privilégier.

  • • Administrer de l’oxygène médical :

o en respiration spontanée : via un masque à haute concentration;  le débit doit être d’au moins 15 litres d’O2/mn pour l’adulte de manière à maintenir un pourcentage d’O2 dans l’air inspiré le plus proche possible de 100% pendant toute la durée de l’inhalation.

o en cas de détresse respiratoire ou circulatoire, de coma, l’administration d’oxygène doit se faire avec l’assistance d’un BAVU avec masque de taille adaptée à la morphologie de l’accidenté,  selon méthode enseignée dans les formations de secourisme.

=> l’administration d’O2 à 100% doit être poursuivie jusqu’à la prise en charge hospitalière spécialisée.

  • • autres médicaments : aucun médicament ne peut être hautement recommandé.

Toutefois, pour les patients les plus gravement atteints, les médicaments, perfusions, moyens de surveillance et de maintien des fonctions vitales seront utilisées prioritairement selon les critères de médecine intensive.

2.2 – Alerter dès la mise en œuvre des premiers secours :

-  en mer : par l’intermédiaire d’un message à l’intention du CROSS par VHF canal 16 ou par téléphone en composant le 196
-  dans une emprise portuaire, à quai ou à terre : par téléphone appel du SAMU en composant le 15 ou 112

2.3 – Transmettre les informations :

Compléter  la fiche d’évacuation prévue par le Code du Sport , qui doit accompagner l’accidenté jusqu’à la prise en charge en milieu hospitalier spécialisé. A télécharger : fiche évacuation

Laisser également à l’accidenté l’ordinateur de plongée utilisé.

 

3-Secondairement

- déclarer l’accident à l’assureur de la FFESSM (cabinet LAFONT).

- renseigner la fiche de déclaration d’accidents survenant dans les établissements d’APS et la transmettre à la Préfecture.

-informer le Président de Club

-faire parvenir à l’accidenté le « questionnaire étude accident » de la FFESSM